Avec ses victoires à Nice, Menton et Carcassonne, le parti d’extrême droite s’enracine dans le Sud. Un ancrage qui pourrait servir le propos des partisans d’une union avec la droite à un an du scrutin élyséen.
La ville de Haute-Savoie, dirigée jusqu’alors par la gauche, est l’une des rares conquêtes macronistes de cette élection, remportée par l’ex-ministre de l’Economie.
Selon les résultats définitifs, le candidat LR remporte le second tour, ce dimanche. La fusion de la maire écologiste sortante avec LFI n’a pas renversé la tendance.
Recueillant entre 39,1 % et 39,6 % des suffrages selon les estimations, la candidate LR est devancée par le socialiste Emmanuel Grégoire (51 % à 51,8 %), tandis que Sophia Chikirou est loin derrière autour de 9 %, dimanche 22 mars. Comme en 2020, elle échoue à rallier l’hôtel de ville qu’elle a tant convoité.
Retrouvez les résultats du second tour des municipales de ce dimanche 22 mars 2026 dans la ville ou la commune de votre choix grâce à notre carte interactive.
Le maire sortant de gauche, qui avait remplacé Michèle Rubirola en 2020, remporte ce dimanche 22 mars sa première élection municipale avec 54,3 % des voix, aidé par le désistement de la liste insoumise et malgré une poussée de l’extrême droite.
La préfecture du Gard bascule à gauche. Le candidat communiste Vincent Bouget a profité du report des voix des électeurs LFI et arrive en tête devant le candidat RN Julien Sanchez et le premier adjoint sortant, Franck Proust (LR).
Avec 54,6 % des voix, selon une estimation, la socialiste, en poste depuis 2014, garde la mairie de Nantes à l’issue d’une campagne particulièrement âpre.
Après son alliance avec les Verts, le poulain de Martine Aubry l’emporte avec près de 50 % des votes dans une quadrangulaire avec LFI, le bloc central et le RN.
Le maire écologiste sortant s’imposerait au terme d’une campagne ponctuée des bourdes du candidat de droite. L’ancien patron de l’OL a annoncé déposer un recours.
Confirmant sa position du premier tour, le candidat sans étiquette Olivier Galzi remporte les municipales à Avignon, à plus de 40 %. Soutenu par Horizons et UDI, il barre la route à l’union PS-LFI et à une extrême droite montante.
Le candidat LR Julien Bony réunit près de 51 % des voix et s’empare d’un bastion historique de la gauche, infligeant une défaite au maire sortant Olivier Bianchi, allié à l’insoumise Marianne Maximi.
Le candidat UDR associé au RN remporte l’élection niçoise ce dimanche 22 mars avec 48,5 % des voix, devant son meilleur ennemi, le maire sortant Horizons Christian Estrosi, qui a recueilli 37,2 % des suffrages. Après cette victoire, c’est le sud-est de la France qui pourrait basculer vers l’extrême droite.
La maire socialiste sortante se tire finalement bien de la complexe triangulaire rennaise et récolterait, selon une première estimation Ipsos, 43,4% des voix ce dimanche 22 mars.
Alors que 16 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour élire les maires de 1 500 communes restantes, la participation est restée faible. Elle est estimée à 57 %, comme lors du premier tour.
Après avoir fusionné avec la liste du PS, le député LFI de Haute-Vienne n’a finalement obtenu que 40,7 % des voix, et c’est l’ancien adjoint LR aux finances de l’équipe municipale sortante, Guillaume Guérin, qui devient maire avec 51,4 des voix.
L’ex-Premier ministre conserve la mairie, dimanche 22 mars, remportant 47,7 % des voix, devant le candidat de l’union de la gauche, Jean-Paul Lecoq (41,1 %), et le représentant de l’extrême droite, Franck Keller (11,1 %). Pari réussi pour celui qui avait placé ses ambitions nationales dans le scrutin local.